Juillet 2015, Abidjan. J'ai 8 ans.
Premier stage : Notepad++, un peu de JavaScript, un peu de Go. L'été d'après, un robot LEGO programmé en Scratch. Puis des logos, des bannières, du montage vidéo. Un mentor m'apprend les bases, deux stages me mettent en conditions réelles, Ynov me donne le cadre. Aujourd'hui j'ai 20 ans et je fais tourner des projets en ligne.
Elle recommence à chaque projet. En code, en salle, au tatami.
Pour de vrai.
Pas de manifeste. Six choses que je fais, avec à chaque fois la preuve.
Je prends un projet trop gros pour moi.
Pour un projet Yboost, j'ai voulu un vrai site d'échecs : matchmaking, Elo, temps réel, analyse Stockfish. Le cadre n'en demandait pas tant.
J'apprends en route.
Flutter, je ne l'avais jamais vu. Une matinée à l'installer (sur Mac, c'est galère), le reste avec une IA en mode apprentissage, parce que la doc est un champ de mines. En 24 heures, assez de syntaxe pour l'appliquer à un vrai projet.
Je casse des trucs.
Une base de données de dev supprimée sur RoyalChess. Des sauvegardes automatiques qui se déclenchaient mal sur IBI Courriers. Les deux fois, j'ai trouvé, j'ai corrigé, j'ai recommencé.
Je lis les chiffres.
Sur The One Rule, 189 visiteurs sur 246 ne cliquent jamais sur Jouer. Donc le problème n'est pas le jeu. C'est la page d'avant.
Je réponds aux joueurs.
« Ah merde, je vais voir où est le problème. » Moi, sur Discord, quand la run du jour d'un joueur n'était pas comptée.
Je sais ce qui me manque.
« Je manquais de rigueur, je me contentais du strict minimum. » Moi, dans un compte rendu de projet. Et juste après : « je souhaite explorer tous les domaines ».
Formation
Ce que j'ai vraiment utilisé
Uniquement ce qui tourne dans un projet de cette page.